Découpage de l’œuvre
La Création se divise en trois parties, dont
les morceaux sont indiqués ci-dessous. Comme c’est le
cas dans la plupart des oratorios, les pièces musicales
(arias et chœurs) sont souvent précédées par un bref
récitatif ; dans La Création, les récitatifs sont
des citations du livre de la Genèse, qui servent à
introduire les morceaux, lesquels élaborent le récit
biblique en vers.
Première partie
La première partie raconte la création de la lumière
primaire, de la terre, des corps célestes, des étendues
d’eau, du temps et de la vie végétale.
no
1. Vorspiel. Die Vorstellung des Chaos (Prélude : la
représentation du Chaos)
L’un des morceaux les plus célèbres de l’œuvre ; il
s’agit d’une ouverture en do mineur, à tempo lent,
écrite en structure sonate. Haydn y dépeint le chaos en
omettant les cadences à la fin des phrases musicales.
no
2. Rezitativ und Chor : Im Anfange schuf Gott Himmel und
Erde (Au commencement, Dieu créa les cieux et la
terre)
Ce mouvement est consacré aux quatre premiers vers de
la Genèse. Il débute par un récitatif pour basse en do
mineur suivi par une représentation de la création de la
lumière. Cette dernière est dépeinte d’abord par une
douce note pizzicato dans les cordes, puis par un
puissant fortissimo théatral sur le mot Licht
(lumière), avec une modulation vers le do majeur.
Cet effet théâtral est renforcé par l'interprétation
du chœur, fondu puis presque morendo sur "Es
werde Licht. Und es was" et éclatant sur le mot Licht.
Mieux encore, une atmosphère extrêmement sombre oblige
le chœur à chanter de mémoire et l'éclat des spots
éblouit la scène à l'apparition de la lumière (cf.
Salle Gaveau le 17 décembre 2010).
On raconte que ce moment créa beaucoup d’émoi lors de
la première représentation publique à Vienne.
Suite à l’apparition de la lumière, un bref récitatif
par le ténor poursuit la narration : « Dieu vit que la
lumière était bonne », introduisant le morceau suivant :
no
3. Arie und Chor : Nun schwanden vor dem heiligen
Strahle (Vaincus par les éclairs divins)
Cet air en la majeur, pour ténor avec chœur, est une
paraphrase du banissement de Satan et de ses anges
rebelles du Paradis, d’après
Le Paradis perdu de John Milton.
Le contraste est très net dans le chœur entre la
phrase du banissement "Verzweiflung, Wut und Schrecken..."
(désespoir, rage et terreur) articulée avec véhémence et
la deuxième phrase sotto vocce "Und eine neue
Welt entspringt auf Gottes Wort" (Et un monde nouveau
surgit de la parole de Dieu).
Fin du premier jour
no
4. Rezitativ : Und Gott machte das Firmament (Et
Dieu créa l’étendue du firmament)
Il s’agit d’un long récitatif pour basse en do majeur
qui débute par les mots de la Genèse 1:6-7, puis se
poursuit par un épisode de peinture musicale décrivant
la séparation des eaux et de la terre ainsi que les
premières tempêtes.
Comme dans tous les récitatifs descriptifs de la
Création, le chant du soliste est un commentaire
post-musical et non une annonce du motif suivant. On
notera les effets de bourrasque dans l'orchestre dont le
point culminant se situe aux mesures 25 et 26 avec le
roulement de la timbale pour symboliser l'orage, puis
les triolets piqués des mesures 27 à 30 figurant les
gouttes de pluie, enfin, après l'averse de grêle, la
douce chute des flocons de neige interprétée par des
pupitres décalés entre les mesures 38 et 51.
no
5. Solo mit Chor : Mit Staunen sieht das Wunderwerk
(La glorieuse hiérarchie des Cieux / contemple avec
stupeur la création)
Pour soprano avec chœur, en do majeur. Les anges du
ciel font louange à Dieu pour le travail accompli
pendant le deuxième jour. La phrase principale répétée
par le chœur avec conviction est "Des Schöpfers Lob…"
(la louange du Créateur).
Fin du deuxième jour
no
6. Rezitativ : Und Gott sprach : Es sammle sich das
Wasser (Dieu dit : Que les eaux)
Court récitatif pour basse (Genèse 1:9-10),
introduction au prochain morceau :
no
7. Arie : Rollend in schaumenden Wellen (La mer se
déchaîne en vagues écumeuses)
Cet air pour basse en ré mineur raconte la création
des mers, des montagnes, des rivières et finalement,
dans la coda en majeur, des ruisseaux. Le style de cette
pièce semble s’inpirer des « airs de vengeance » que
l’on retrouve souvent dans les
opéras bouffe du XVIIIe
siècle, comme par exemple La vendetta, dans
Les noces de Figaro de
Mozart[2].
Il y a une évolution entre la description de la mer
agitée avec ses vagues et ses remous vers une partie
majestueuse mais plus apaisée à partir de B (mesure 45)
et enfin une dernière partie plus intime évoquant
l'écoulement discret du ruisseau à partir de C (mesure
73).
no
8. Rezitativ : Und Gott sprach: Es bringe die Erde Gras
hervor (Puis Dieu dit : Que la terre produise de la
verdure)
Bref récitatif pour soprano (Genèse 1:11), puis :
no
9. Arie : Nun beut die Flur das frische Grün (La
flore enveloppée d’un frais manteau vert)
Air pour soprano en si bémol majeur, sur un rythme de
sicilienne, racontant la création des plantes.
L'élégant andante à 6/8 est en harmonie avec
l'épanouissement des fleurs et des plantes : c'est
l'expression du premier printemps de la Terre.
no
10. Rezitativ : Und die himmlischen Heerscharen
erkündigten (Et les anges du Paradis proclamèrent le
troisième jour)
Récitatif pour ténor, aboutissant à :
no
11. Chor : Stimmt an die Saiten (Pincez les cordes)
Ce chœur festif annonce le début du troisième jour.
Il comprend une fugue à quatre voix sur les mots : « Il
a paré le ciel et la terre d'une merveilleuse splendeur
».
A noter le départ quasi instantané du chœur sur la
deuxième moitié du premier temps (tempo vivace)
et qui nécessite une extrême concentration, à remarquer
également le côté léger du départ de la fugue "Denn er
hat Himmel und Erde begleidet im herrlicher Pracht"
(Alors il a paré le ciel et la terre d'une merveilleuse
splendeur) qui est typique du côté "bonhomme" de Haydn
(conseil d'interprétation musicale), même si
certains chefs lui préfère une interprétation plus
massive et wagnérienne.
Fin du troisième jour
no
12. Rezitativ : Rezitativ : Und Gott sprach: Es sei'n
Lichter an der Feste des Himmels (Dieu dit : Qu’il y
ait des luminaires dans l’étendue du ciel)
Récitatif pour ténor, tiré de Genèse 1:14-16.
no
13. In vollem Glanze steiget jetzt die Sonne (Le
Soleil, d’une éclatante splendeur, se lève)
Avec la narration du ténor, l’orchestre reproduit un
splendide lever de Soleil, puis l’apparition mystique de
la lune. La mélodie du lever de Soleil est toute simple
: dix notes de la gamme de ré majeur harmonisées de
façon diverses (andante); la Lune, elle, se lève dans la
gamme de sol, sous-dominante de celle de ré, en un
passage composé de gammes ascendantes (pianissimo, a
tempo piu adagio à partir de la mesure 26). La fin
du récitatif fait une brève allusion aux étoiles
nouvellement créées, puis introduit le chœur qui suit :
no
14. Terzett und Chor : Die Himmel erzählen die Ehre
Gottes (Les cieux racontent la gloire de Dieu)
Voici le chœur le plus puissant de La Création,
l’une de ses pièces les plus populaires.
Die Himmel erzählen n’est pas dans la tonalité
maîtresse de la première partie, le do mineur, mais
plutôt en do majeur, pour symboliser le triomphe de la
lumière sur les ténèbres. Le morceau débute par une
alternance de chœurs festifs et de séquences méditatives
par les trois solistes, suivie par une grande fugue
chorale sur les mots : « Und seiner hände Werk zeigt an
das Firmament » (Et le Firmament affiche la grandeur de
son travail), pour se terminer avec une grande section
homophonique. L’intensité remarquable de la finale peut
s’expliquer par le fait que Haydn accumule les codas,
donnant à l’auditeur l’impression d’avoir atteint un
point culminant à chaque fois.
Fin du quatrième jour
Seconde
partie
La seconde partie célèbre la création des créatures
marines, des oiseaux, des animaux et enfin de l'homme.
no
15. Rezitativ : Und Gott sprach: Es bringe das Wasser in
der Fülle hervor (Et Dieu dit : que les eaux
produisent un grand nombre d'êtres mobiles et vivants)
Récitatif (Gabriel)
no
16. Arie : Auf starkem fittische schwinget sich der
Adler stolz (De son aile puissante, l'aigle s'élance
fièrement)
Air (Gabriel). Moderato en fa majeur.
Pièce remarquable par son instrumentation, avec les
chants des oiseaux et leur vol gracieux mis en valeur
par le chant de la soprano et les interventions de la
petite harmonie : la clarinette (chant de l'alouette),
les flûtes (rossignol) et les bassons (roucoulement des
ramiers). Sans oublier les trilles vocaux : mesures 68,
70, 75, puis 97, 99, 104, enfin 114, 193 et 194 qui
exigent des interprètes une haute maitrise vocale.
no
17. Rezitativ : Und Gott schuff große Walfische (Et
Dieu créa les baleines)
Récitatif accompagné (Raphael).
C'est un long récitatif profond et grave qui exprime
l'immensité et la profondeur des océans et le ballet
lent et majestueux des grands cétacés
no
18. Rezitativ : Und die Engel rührten ihre unsterblichen
Harfen
Récitatif (Raphael)
no
19. Terzett und Chor : In holder Anmut stehn
(Gracieuses et charmantes, les collines se dressent)
Trio (Gabriel, Uriel, Raphael) et chœur. Moderato
vivace en la majeur.
Le début du morceau est une référence non déguisée à
« La ci darem la mano » du Don Giovanni de feu Mozart
disparu huit ans plus tôt, ce morceau léger et allègre
débouche après un ralenti sur « Wer fasset ihre, ihre
Zahl ? » (qui peut saisir leur nombre ?) sur l'entame du
vivace « Der Herr ist groβ in seiner Macht… » (Le
Seigneur est grand dans sa puissance)…
...repris par le chœur : Der Herr ist groβ in seiner
Macht/Und ewig bleibt sein Ruhm (Le Seigneur est grand
dans sa puissance et sa gloire demeure éternelle)
A noter aux mesures 157-158, l'affirmation de « Und
Ewig » (Et éternelle) suivi d'une note tenue par les
trois pupitres sopranos, altis et ténors pendant quatre
mesures et la montée chromatique des basses pendant ce
temps « ewig bleibt sein Ruhm » (sa gloire demeure
éternelle) qui apportent un cachet original à ce chœur.
no
20. Rezitativ : Und Gott sprach : Es bringe die Erde
hervor (Et Dieu dit : que la terre engendre les
êtres vivants) Récitatif (Raphael) qui débouche sur…
no
21. Rezitativ : Gleichöffnet sich der Erde Schoss
(Alors le sein de la terre s'ouvrit) Récitatif (Raphael)
Ce long récitatif est corréler avec le numéro 4, à
ceci près c'est que le commentaire post-musical concerne
les animaux et non l'eau du ciel.
Citons dans l'ordre :
- les rugissements du lion ponctués par les
trombones entre les mesures 7 et 10
- les rugissements plus discrets et suivis de
soubresauts du tigre avec les triolets de triples
croches, mesure 16
- les grands bonds majestueux du cerf dans la forêt
figurés par les cordes à 6/8, mesures 19 à 25
- le trot affirmé en notes piquées du cheval entre
les mesures 28 et 33
- le brusque changement d'atmosphère du presto
à l'andante champêtre évoquant le bœuf et les
moutons dans les près
- le fourmillement des insectes (mesure 54)
- enfin le lent mouvement adagio des vers et
des serpents qui rampent (à partir de la mesure 58)
Fin du cinquième jour
no
22. Rezitativ : Nun scheint in vollem Glanze der Himmel
(Alors le ciel brille de tout son éclat) Récitatif (Raphael)
Ce brillant récitatif maestoso évoque la
perfection de la Création mais une sensation de manque
apparaît et le poids trop lourd des animaux sur la terre
est évoqué par les grondements des cuivres.
La reprise du thème majeur évoque la solution : « Dem
ganzen fehlte das Geschöpft, das Gottes Werke dankbar
sehn » (Il manque à l'ensemble une créature, un être qui
admirera plein de reconnaissance l'œuvre de Dieu)
no
23. Rezitativ : Und Gott schuf den Menschen nach seinem
Ebenbilde (Et Dieu créa l'homme à son image)
Récitatif (Uriel)
no
24. Arie : Mit Würd und Hoheit angetan (Fait de
dignité et de noblesse) Air(Uriel)
Dans cet air, la description de l'homme est
accompagnée par des interventions du basson, celle de la
femme par les cordes avec de sublimes solos de hautbois
et flute pour symboliser l'harmonie et le bonheur du
couple (mesure 79-80 et 84-85)
no
25. Rezitativ : Und Gott sah jedes Ding, was er gemacht
hatte (Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait, et
c'était bien)
Récitatif (Raphael) Fin du sixième jour
La création est achevée et louée par le morceau qui
suit...
no
26. Terzett und Chor : Vollendet ist das grosse Werk
(La grande œuvre est achevée)
D'abord c'est un premier choral entamé par le chœur
(ce numéro est le plus influencé par Jean-Sébastien
Bach, à interpréter strictement en mesure). Noter le
magnifique « Aus unsre Freud erschalle laut,erschalle
laut » (Aussi notre joie éclate bien haut, éclate bien
haut) entamé par les basses avec réponse des ténors puis
de même entre altis et sopranes
Ensuite, « Zu dir, O Herr, blickt alles auf » (Vers
toi, ô Seigneur, tous tournent leurs regards) C'est
l'intervention sublime, poco adagio, des solistes
très ralenti par rapport à l'exaltation du chœur
REPRISE du choral suivi d'une fugue : Vollendet ist
das grosse Werk (La grande œuvre est achevée), à noter
que les quatre premières notes sont des valeurs courtes
(seule la première et troisième l'était dans le premier
choral) puis le changement de paroles : « Des Herren Lob
sei unser Lieb » (Que notre chant soit la louange de
Dieu) qui remplace « Der Schöpfer sieht's und freude
sich » (Le Créateur vit cela et s'en réjouit)
La suite est une magnifique fugue dont le sujet
(lyrique) est « Alles lobe seinen Namen… » et le contre
sujet (détaché) « Denn er allein ist hoch erhaben… »
(Que tous célébrent son nom car lui seul est grand)
Troisième partie
La troisième partie fait référence au septième jour
où Dieu se repose et contemple son œuvre. Cette partie
exprime surtout le bonheur amoureux d'Adam et Eve.
no
27. Rezitativ : Aus Rosenwolken bricht/Geweckt durch
süssen Klang/Der Morgen jung und schön (Parmi les
nuages roses apparaît, éveillé par de doux accents, le
matin jeune et beau)
Ce numéro est introduit par un magnifique largo
instrumental en mi majeur, puis Uriel décrit le bonheur
du couple introduisant le duo ponctué par le chœur…
no
28. Duett mit Chor : « von deiner Güt'o Herr und Gott…
Der Sterne hellster, o wieschön verkündest du den Tag…
Wir preisen dich in Ewigkeit » (De tes bienfaits Ô
Seigneur Dieu… Ô toi la plus claire des étoiles, avec
quelle splendeur annonces-tu le jour… Nous te glorifions
pour l'éternité).
C'est le plus long morceau de l'œuvre en fa majeur
avec des chassés-croisés entre les solistes et le chœur.
A l'annonce du monde si grand, si merveilleux « so
groβ, so wunderbar » suit « Deiner Gut… » (tes
bienfaits) où le chœur s'immisce « Gesegnet sei des
Herren Macht, sein Lob erschall' in Ewigkeit » (Bénie
soit la puissance du Seigneur, que sa louange soit
éternelle).
Suit un passage allegretto (à C, mesure 48)
qui va rythmer l'œuvre jusqu'à la fin. Une mesure avant
D (82), le chœur s'immisce encore avec « Macht kund auf
eurer weiten Bahn, des Herren Macht und seinen Ruhm »
(Que la puissance soit proclamée sur votre vaste cours,
la puissance du Seigneur et sa gloire)
La troisième incursion du chœur se situe à E (mesure
146), dans le passage en la bémol "Lobsinget alle Gott
dem Herrn, groβ wie sein Nam' ist seine Macht" (Chantez
tous Dieu, le Seigneur, aussi grande que son nom est sa
puissance)
Le seul passage plus sombre évolue du mi bémol mineur
au fa mineur à l'intervention du chœur « Ihr, ihr, Tiere
preiset alle Gott ! Ihm, Lobe , was nur O dem hat ! »
(Vous, vous les animaux , priez tous Dieu, que le loue
tout ce qui respire !)
Le thème dansant de lallegretto reprend à la
mesure 226 et, enfin, à G (mesure 263), c'est le grand
chœur qui s'exprime : « Heil dir, 0 Gott, 0 Schöpfer,
Heil! Aus deinem Wort entstand die Welt ! » (Gloire à
toi, ô Dieu, ô Créateur, gloire! D'un mot de toi le
monde est né) puis suit un passage d'une étonnante
modernité avec des arpèges en doubles croches de
l'orchestre ponctué par les interventions marquées du
chœur « Dich beten Erd' und Himmel an,… » (La terre et
le ciel t'adorent) finalisées par la phrase éclatante «
Wir preisen dich in Ewigkeit ! » (Nous te glorifions
pour l'éternité)
no
29. Rezitativ : Nun ist die erste Pflicht erfüllt
(Notre premier devoir est accompli, nous avons remercié
le Créateur)
Récitatif non accompagné d'Adam, puis Ève amenant au
duo amoureux de l'époux et de l'épouse…
no
30. Duett : Holde Gattin… Der tauende Morgen (Chère
épouse… La rosée du matin) à « Holde Gattin » répond «
Teurer Gatte » (tendre épouse, cher époux) et à la rosée
du matin répond la fraîcheur du soir puis au jus sucré
des fruits répond le doux parfum des fleurs
C'est un Adagio en mi bémol majeur pendant
lequel, Adam et Eve chantent leur bonheur d'être
ensemble
no
31. Rezitativ : O glücklich Paar (Ô couple heureux)
Récitatif non accompagné d'Uriel
C'est l'avertissement ! : Ô couple heureux, qui
demeurera heureux si aucun aveuglement ne vous pousse à
vouloir plus que vous n'avez et à savoir plus que vous
ne devez!
no
32. Chor : Singt dem Herren alle Stimmen Des Herren Ruhm,
er bleibt in Ewigkeit ! Amen ! (Que toutes les voix
chantent le Seigneur… La gloire du Seigneur est
éternelle ! Amen !)
Le final de l'œuvre commence andante avec une
extraordinaire majesté « Singt dem Herren alle Stimmen !
Dankt ihm alle seine Werke ! Laβt zu Ehren seines Namens,
Lob im Wettgesang erschallen ! » (Que toutes les voix
chantent le Seigneur! Que tous louent son œuvre! Faisons
retentir un chant de louange en l'honneur de son nom !)
Puis c'est la fugue finale très enlevée allegro,
c'est le grand morceau de bravoure du chœur ponctué par
des vocalises des solistes à C (mesures 36 à 40) et
entre les mesures 60 et 64.
Et l'œuvre finit de manière grandiose par deux Amen.
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