Festival et Stage d'été Musique-Montagne 2017, Diablerets, Lausanne, Suisse (contact e-mail)
    Direction artistique:
Christophe Gesseney

 

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Historique du stage choral d'été Musique-Montagne, Lausanne, Suisse

Musique-Montagne raconté par le fondateur

Un rêve... vivre une aventure collective réunissant deux passions : la musique et la montagne.

Je souhaitais rassembler des choristes de toute nationalité ayant à coeur, d'une part de travailler et présenter en concert une ou plusieurs oeuvres chorales, d'autre part de découvrir le charme des Alpes vaudoises sous la conduite de guides professionnels.     

Après deux ans de travail, de réflexion, de prospection, d'évaluation, le rêve a pu devenir réalité : Grâce à Francis Ruedi, premier administrateur, Musique-Montagne est né en 1992.

Nous étions tout juste une vingtaine de stagiaires. Une oeuvre marquante a donné le signal de départ à cette merveilleuse aventure : le « Notre Père » de Janacek pour harpe, choeur et soliste ténor.

Quatre années se succédèrent avec chacune ses particularités. Nous étions entre 30 et 47 stagiaires, accompagnés par des quatuors à cordes, ou de cuivres.

Puis vint la cinquième année, un tournant dans l'histoire de Musique-Montagne. Grâce à la collaboration de Blaise Curchod, le stage s'est ouvert à un orchestre, l'orchestre philharmonique de Sarajevo pour interpréter le « Requiem » de Mozart. Dès 1999, Mario Alberti réunit chaque année un orchestre ad hoc de qualité. Innovation également pour nos marches: les balades nature qui sont venvues enrichir le programme de nos randonnées.

Fidèles à la station vaudoise des Diablerets, nous aons prévu, pour le 10ème anniversaire Musique-Montagne une offre musicale toute particulière : non seulement nous avons interprété la « Messa di Gloria » de Puccini mais nous avons découvert une oeuvre pour soliste soprano, saxophone soprano, choeur et orchestre; oeuvre commandée au compositeur romand Antoine Auberson: les sept états de l'âme.

Pour entamer la deuxième décennie en beauté, nous avons mis au programme la Messe en si mineur de Bach.

Ils sont actuellement plus de 100 à rejoindre chaque année la station vaudoise des Diablerets, arrivant des quatre coins de l'horizon, pour passer 15 jours à marcher avec des guides professionnels et des naturalistes compétents, à offrir au public trois ou quatre concerts à la Cathédrale de Lausanne, à Montreux, Vevey.

Les stagiaires de Musique-Montagne ont interprété, notamment, la Grande Messe en do mineur KV 427 de Mozart, la Messe en si mineur de Bach, les Carmina Burana de Carl Orff, les Vêpres de Claudio Monteverdi, Elias de Felix Mendelssohn, le Messie de Haendel en 2005, La Passion selon Saint-Jean de J. S. Bach en 2009, la Création de Haydn.....

Quinze jours pour (re)découvrir la région alpine des Diablerets à 1 180 m d’altitude, au pied d’un massif dominé par un glacier culminant à 3 000 m, à 120 km de  Genève une approche différente et ciblée de la montagne, avec des guides professionnels et des naturalistes expérimentés.

Avec, en apothéose, deux grands concerts en Suisse romande après la générale publique aux Diablerets.
Peut-on muscler en même temps ses mollets et ses cordes vocales ? Les 24 stages derniers ont prouvé que c'était possible ! !                                                                                                                                                                                                         
                                                                                                                                          Christophe Gesseney  

 

Musique-Montagne 1992 – 2017

Une brève histoire des vingt premières années

« Comme vous pouvez le constater, le projet est un peu fou, mais nous sommes optimistes et nous y croyons» écrit Christophe Gesseney, dans une lettre adressée le 8 janvier 1991 à l'Office du Tourisme des Diablerets.

Ce projet, c'est de faire chanter - au sens premier - des marcheurs, et de faire marcher ­au sens premier toujours - des chanteurs, dans la plaisante station des Diablerets.

A ceux qui ont maintenant participé à un ou plusieurs, voire de nombreux, stages Musique­Montagne, la chose paraît aller de soi. Voilà, on répète, beaucoup, puis on fait des randonnées. Et pendant les randonnées, on cause, avec la grande basse à l'air renfrogné, le timide ténor, la petite soprano qui s'agite sur sa chaise, l'alto toute en frisons, et on découvre des sourires, des parcours, les pourquoi on s'est inscrit au stage, les raisons diverses d'aimer le chant et la montagne ; et on sympathise, parfois on fait ami­ami, même quelquefois, après un temps convenable, ça donne lieu à des noces. A la prochaine répétition, on se fera des petits signes de connivence et ainsi, de proche en proche, de jour en jour, on tisse des liens de plus en plus nombreux, à travers la salle. Ça fera une toile d'harmonie.

Mais au départ, à lire la correspondance de Christophe, l'affaire n'était pas si simple.

Il y avait pensé tout au long de l'année 1990 avant de se lancer. Le but, en somme, faire du chant et de la marche, était clair, mais, impérativement, il fallait s'assurer que les gens soient contents, contents des randonnées, des œuvres, du chef, du répétiteur, des musiciens, des concerts et puis encore du paysage, de la salle de répétition, du logement, de la nourriture et, enfin, du prix, voire même de la météo .... Ça en demande des réflexions, des discussions, de l'imagination, de la détermination, du courage.

Début 1991, le premier projet, contenu dans la lettre citée, évoque un objectif idéal, le

Re­quiem de Mozart - on y reviendra -, mais dans l'immédiat, plus modestement, il mentionne le concours d'un piano ou d'un quatuor à cordes et des conditions pratiques sur le mode scout. On logera et on mangera tous ensemble, dans un grand chalet, avec les solistes et les musiciens. D'ailleurs l'administrateur du premier stage, Francis Ruedi, signera la correspondance d'un formaliste « Chef de camp ».

Le premier stage prend sa forme définitive au début 1992. Les œuvres - Bach, Brahms, Kodaly, Janacek - sont choisies. Il y aura un ténor soliste, un orgue et une harpe. Dans une lettre, début juillet, la harpiste donne les mesures de son instrument et s'inquiète de son transport dans une remorque. « Sera-t-il au moins bien protégé ? ». Peut-être imaginait-elle la remorque hissée sur l'alpe par un couple de mulets querelleurs.

Sur la photo du premier stage, on voit vingt-cinq personnes, dont Christophe. Cette première expérience jouira d'un bon écho dans la presse et Le Nouveau Quotidien conclura: « Mission réussie: ils donneront un concert public les deux derniers soirs de leur séjour, accompagnés d'un ténor et d'une harpiste. Avec un tel programme, les cordes vocales aussi musclées que les mollets, les estivants auront bien mérité de prendre de vraies vacances ».

1993, 94, 95, 96, Musique-Montagne, qui a si bien commencé, continue. Les années se suivent et.. ... se ressemblent. A chaque fois: bouquets d'œuvres variées, 1 à 3 solistes, 2, 3 musiciens, 20 à 30 participants, deux concerts, un à Vers-l'Église et l'autre à Rougemont.

1997, chambardement, que dis-je, séisme: 40 musiciens - l'Orchestre Philharmonique de

Sarajevo -, 120 choristes (et on a dû en refuser), 4 concerts (Les Diablerets, Lausanne, Lugano, Annecy). Au programme le Requiem de Mozart, l'objectif du premier projet, l'œuvre maîtresse qui attire choristes et auditeurs.

On doit l'initiative à un homme en particulier: Blaise Curchod.

En 1996, Sarajevo, ville martyre, sort de quatre années de guerre, quatre années de siège et de bombardements. On dit que là-bas, pur miracle, un orchestre multi eth­nique a persisté, a gardé son unité, c'est l'Or­chestre Philharmonique de Sarajevo. Sous les caméras du monde entier, Zubin Metha l'a dirigé en 1994, avec la collaboration de Barbara Hen­dricks, au milieu des ruines de la bibliothèque nationale, dans le Requiem de Mozart, précisément. Journaliste, spécialiste de politique internationale, Blaise Curchod s'est ému de cette his­toire et il voit dans ses circonstances l'occasion de faire d'une pierre ... trois coups: faire parler de la Bosnie et de son orchestre, exaucer le rêve de Christophe Gesseney de diriger le Requiem de Mozart, porter loin la renommée de Musique-­Montagne. L'opération sera baptisée « Chœur à cœur pour la Bosnie ». Flavio Cotti, alors prési­dent de la Confédération, demandera que l'opé­ration soit placée sous son égide.

Elle connaîtra un grand succès auprès des choristes et du public, mais l'orchestre, dont les meilleurs éléments étaient absents pour avoir finalement fui le conflit, se révélera médiocre et pas toujours coopératif.

Cependant, Musique-Montagne était lancé et l'engouement de ses participants se maintiendra dès lors à un très haut niveau, s'inscrivant chaque année entre 90 et 110.

Aussi, depuis 1998, une certaine régularité s'est installée. On étudiera une ou deux grandes œuvres chaque fois, on donnera une répétition générale publique à la Maison des Congrès des Diablerets, puis deux concerts, dont un à Lausanne.

En 2012, 20 ans après 1992, Musique-­Montagne connaît sa vingtième édition, et non sa vingt-et-unième parce qu'une année, 2007, a été sautée.

Au cours de ces vingt éditions, plus de 500 personnes, individuellement, ont fréquenté le stage. La plupart sont venues de Suisse romande, mais on en compte aussi envi­ron une centaine venues de France, quelques ­unes de Suisse alémanique et du Tessin, de Belgique et, moins encore mais tout de même, d'Allemagne et de Grande-Bretagne, sans ou­blier une marocaine, assidue, et deux Québé­coises. Sur les vingt éditions, le nombre total de stagiaires se monte à près de 1600 et la comparaison des deux chiffres, 500 et 1600, est un bon indicateur de la fidélité des participants. Nombre de stagiaires sont venus plus de dix fois et très rares sont ceux qui ne sont venus qu'une fois. En tout 19 personnes, 19 amies et amis de Chris­tophe fonctionneront comme administrateurs.

Musique-Montagne a été un grand, un immense succès, à l'aune du plaisir qu'il aura donné à tous ceux qui y ont participé. Plaisir de la musique et de la montagne, mais surtout plaisir du plaisir partagé, plaisir du lien et de la communauté.

On doit tout cela, ou presque, à Christophe Gesseney, à son naturel et à sa sincérité, à l'attention et à l'affection qu'il porte à chacun, en toute circonstance, et, last but not least, à son incomparable talent à tirer le meilleur d'une masse hétéroclite de choristes de tous niveaux, à les amener à être fiers et heureux de leur interprétation d'œuvres les plus délicates et les plus magistrales de l'art choral. J'ai dit « presque », parce que, comme toujours et partout, n'ou­blions pas d'aller chercher la femme, sa femme, Nelly, sa perle. Merci à vous deux.

 

Philippe Hertig


   Dernière modification: 13/10/16                                                                                                              Pour un renseignement : Web master

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