Ainsi furent
réalisés notamment:
Le " Messie" de Georg Friedrich Händel, en 2005, " Elias " de Felix Mendelssohn en 2004, les
"Vêpres" de C. Monteverdi, en 2003 ; la " Messe en si mineur " ; le
« Magnificat de J-S.Bach ; la " Messe en ut " de W. A. Mozart et les
" Carmina Burana " de C. Orff .
·15 jours pour (re)découvrir
la région alpine des Diablerets à 1’180 m d’altitude, au pied d’un massif
dominé par un glacier culminant à 3 000 m, à 120 km de Genève; une approche
différente et ciblée de la montagne, avec des guides professionnels et des
naturalistes expérimentés.
·la
possibilité de sauts en parapente, à un prix de faveur.
·en
apothéose, après la générale publique aux Diablerets, deux grands concerts,
l’un à l’église catholique de Montreux et l’autre à la Cathédrale de
Lausanne.
Il est probable que certains passages du choeur seront chantés par
les solistes.
Editions Bärenreiter 4660
a
1798
Messe, en ré mineur
pour solistes (soprano, alto, ténor, basse) et chœur à 4 voix mixtes
avec orchestre (2 violons, alto, violoncelle, basse, flûte, 2 hautbois,
2 bassons, 2 trompettes, timbales) et orgue concertant
1
Kyrie: page 3
Allegro moderato (ré mineur), solistes (SATB) et
chœur (SATB)
2
Gloria: page 24
Gloria in excelsis Deo: page
24
Allegro (ré majeur)
solistes (SATB) et chœur (SATB)
Qui tollis peccata mundi:
page 40
Adagio (si bémol majeur)
solistes (SB) et chœur (SATB)
[sans trompettes ni timbales]
Quoniam tu solus sanctus:
page 49
Allegro (ré majeur)
solistes (SATB) et chœur (SATB) Attention ! pour des raisons de temps à disposition, les
mesures 192 à 231, pages 52 à 57, seront probablement chantées par les solistes.
- Veuillez apprendre tout de même ce passage.
Credo: page 61
Credo in unum Deum: page 61
Allegro con spirito (ré majeur)
chœur (SATB)
Et incarnatus est: page 71
Largo (sol majeur)
solistes (SATB) et chœur (SATB)
Et resurrexit: page 77
Vivace (si mineur / ré majeur)
soliste (S) et chœur (SATB) Attention ! pour des raisons de temps à
disposition, les mesures 156 à 164, pages 80 à 82, seront en
principe chantées par les solistes.
- Veuillez apprendre tout de même ce passage.
Le Magnificat est en quelque sorte
l'hymne à la joie de Bach, une œuvre brève, solaire et éclatante pour orchestre,
chœur et voix solistes.
Jean-Sébastien Bach a très peu
composé de musique d'église sur des textes latins. Après la Messe en si,
le Magnificat en est l'oeuvre la plus importante.
On avait coutume, à Leipzig,
d'exécuter un Magnificat latin lors des trois fêtes principales (Noël, Pâques,
Pentecôte). Bach se servait alors d'oeuvres écrites par d'autres compositeurs
ou mettait lui-même le texte latin en musique. On sait ainsi que Bach composa
un certain nombre de Magnificat, mais il ne nous en reste qu'une seule
version, dont nous sont parvenues deux variantes.
La version initiale date de la
première saison de Noël de Bach à Leipzig. Parmi les cantates nouvelles
interprétées en cette fin d'année 1723 figure le Magnificat. Insérés parmi les
versets de St-Luc figuraient alors quatre cantiques de Noël, sur des textes en
partie latins et en partie allemands, que l'on chantait habituellement à
Leipzig.
Cette première version du Magnificat
(BWV 243a), pour soli, choeur, et orchestre, est en mi bémol majeur. Parmi les
différences avec la version suivante (BWV 243), l'on peut notamment relever
l'utilisation de flûtes à bec à la place de flûtes traversières, ainsi que de
légères variantes du matériel mélodique.
Entre 1728 et 1731, Bach remanie son
Magnificat. Il change la tonalité de mi bémol en ré, qui convient mieux aux
trompettes, ajoute les flûtes traversières et supprime les quatre cantiques de
Noël. Il en résulte une oeuvre de construction uniforme, écrite uniquement sur
des paroles latines, et qui pouvait convenir aussi bien pour Pâques et
Pentecôte que Noël.
La composition de l'orchestre du
Magnificat est typique de celui des cantates de fête de Bach : trois
trompettes, percussion, deux hautbois, deux flûtes, cordes et continuo. Notons
cependant que, contrairement à la plupart des cantates, le choeur est à cinq
voix : peut-être Bach a-t-il voulu ainsi accentuer le caractère liturgique de
cette oeuvre et la rattacher aux traditions du passé.
S'écartant du texte de St-Luc, qui
comprend dix versets, l'oeuvre comprend douze mouvements brefs indépendants
Le Magnificat d'entrée est un choeur
brillant, encadré par l'orchestre au complet. Il contraste avec l'Et
exsultavit qui suit, écrit pour le second soprano solo, où l'orchestre se
limite à un trio de cordes avec basse continue. Le Quia respexit pour le
premier soprano solo est accompagné d'une mélodie très expressive du hautbois
avec continuo; sur les mots " omnes generationes ", il est brusquement coupé
par le choeur entier, produisant un effet expressif intense et une
modification inattendue de la situation musicale. L'air de basse Quia fecit
mihi magna alterne ensuite déclamation syllabique et vocalises, soulignant
ainsi la puissance du texte. Le Et misericordia pour alto, ténor, deux flûtes,
cordes et basse continue, comprend un doux rythme berceur, soulignant le
caractère de sicilienne de ce mouvement.
Au centre du Magnificat, l'explosion
sonore du Fecit potentiam réclame le choeur à cinq voix avec le tutti
orchestral. Le Deposuit est un air de ténor en deux parties, uniquement
accompagné par les violons. Le mouvement suivant, Esurientes, est en solo
d'alto, avec deux flûtes et continuo; la modestie de l'instrumentation
s'adapte particulièrement au contexte de cette musique méditative. Il y a une
beauté transcendante dans le trio pour deux sopranos et alto Suscepit Israël,
où les hautbois jouent à l'unisson, comme un cantus firmus, l'air du
Magnificat. La fugue chorale à cinq voix Sicut locutus est présente un
archaïque caractère de motet, comme pour souligner le lien avec le passé;
l'entrée dans le Gloria Patri n'en est que plus éclatante. Après une
conclusion marquant une pause, c'est l'attaque du Sicut erat final, qui nous
ramène au Magnificat du début.
Issu
d'une famille de musiciens, Jean-Sébastien Bach naît à Eisenach, en Thuringe, le
21 mars 1685. Devenu orphelin de mère et de père à neuf ans, son éducation est
confiée à son frère aîné Johann Christoph (1671-1721), organiste à Ohrdruf. Il
va avoir quinze ans lorsqu'il quitte Ohrdruf à pied pour Lüneburg, où l'on
recrute des choristes. Il y rencontre Georg Böhm, l'un des meilleurs organistes
de l'Allemagne du Nord, et fait le trajet jusqu'à Hambourg pour y entendre J.-A.
Reinken, le plus vieux et le plus brillant organiste de la région.
En 1702, Bach quitte
Lüneburg. Après quelques mois, il obtient un poste d'organiste à la nouvelle
église St-Boniface. Il se rend alors à pied à Lübeck, situé à environ 350 km,
pour entendre Buxtehude. A son retour, il indispose la congrégation par sa
longue absence, son caractère intransigeant, ainsi que par son travail jugé
insatisfaisant; les autorités se plaignent en effet de ses improvisations peu
orthodoxes, qui embrouillent les fidèles.
L'été suivant, il
accepte la proposition qui lui est faite de devenir Hoforganist à Weimar. Il y
restera jusqu'en 1717, occupant ensuite les postes de Kammermusikus, puis de
Konzertmeister. Durant cette période, Bach écrit ses plus grandes oeuvres pour
orgue, ainsi que de nombreuses cantates. Il voyage également souvent pour des
expertises d'orgues. En 1717, après une démission tumultueuse à Weimar,
Jean-Sébastien Bach devient Kappelmeister du prince Léopold à Cöthen. Durant
cette période, il écrira de nombreuses oeuvres instrumentales (Concertos
Brandebourgeois, le Clavier bien tempéré,...). Il fait également différents
voyages, soit pour des expertises d'orgues, soit pour accompagner le prince
Léopold aux eaux. C'est au retour de l'une de ses absences, en 1720, qu'il
apprend la mort de Maria Barbara.
L'année suivante, il
épouse Anna Magdalena Wilcke (1701-1760), cantatrice à la cour, qui lui donnera
treize enfants. A la même période, le prince épouse une " amusa " qui le
détourne de son art favori. Bach songe alors au départ. Il pose sa candidature
au cantorat de Leipzig, où il est élu à contrecoeur le 22 avril 1723; le Conseil
aurait en effet préféré Telemann.
Bach restera Kantor à
Leipzig jusqu'à sa mort, en 1750. Les tâches sont lourdes, mais le prestige est
élevé et le salaire important. Le Kantor est en effet responsable de la musique
dans les quatre églises principales de la ville, doit exécuter une cantate
chaque dimanche alternativement à St-Thomas et à St-Nicolas, superviser d'autres
activités musicales, composer des oeuvres pour des occasions spéciales
(mariages, funérailles). Il doit également enseigner la musique, le catéchisme
et le latin à l'école St-Thomas.
Malgré des conditions
de travail déplorables, c'est la période de création de la plupart de ses
cantates, du Magnificat, des Passions, de la Messe en si, des chorals et fugues
pour orgue.
Après une douzaine
d'années de lutte contre un Conseil hostile et borné, Bach relâche un peu ses
activités à Leipzig. Il voyage toujours pour expertiser des orgues, fréquente la
cour de Dresde, où il obtient le titre de Compositeur de la Cour, est reçu à
Potsdam par le roi de Prusse Frédéric le Grand, employeur de son fils Carl
Philipp Emmanuel, pour lequel il écrira l'Offrande musicale.
En 1750, ses yeux
fatigués ne voyant presque plus, Bach tente de faire opérer par le chirurgien du
roi d'Angleterre, John Taylor, mais il meurt, le 28 juillet, d'une infection
survenue après l'intervention.
La
Nelsonmesse (1798) fut la troisième messe des six. Haydn la composa
entre le 10 juillet et le 31 août 1798. Son titre original est « Missa in
angustiis » (approximativement Messe dans la détresse ou Messe de
l’angoisse), sans doute une allusion aux craintes qu’éprouvait alors
l’Autriche d’une victoire de Napoléon dans
le conflit qui opposait la France aux principales puissances européennes depuis
1792. Au printemps 1797, Napoléon s’était en effet retrouvé à quelques jours de
marche de Vienne et, cette année-là, la messe annuelle de Haydn avait pris le
titre de Missa in tempore belli (Messe du temps de guerre).
La Missa
in angustiis fut donc jouée le 23
septembre 1798 à l’église paroissiale de Saint Martin de Eisenstadt.
L’œuvre fut exécutée sans les bois (flûtes,
hautbois, clarinettes, bassons) et les cors, car le prince électeur s’était
résolu à réduire son orchestre pour des raisons d’économie et Haydn les avait en
conséquence remplacés par une partie d’orgue.
En 1800, l’orchestre retrouva tout son effectif et l’un des assistants de Haydn
rajouta les parties de vents à partir de la partie d’orgue. Et, dès 1802,
lorsque la messe fut publiée par Breitkopf (le grand éditeur allemand existe
toujours), Haydn l’autorisa à publier les parties de bois. L’orchestre
" OPUS 13 " a donc repris cette seconde version avec bois, plus
conforme à l’idée initiale du compositeur.
Quelques jours avant la création de la
messe, pendant les répétitions, la nouvelle de la victoire d’Horatio
Nelson parvint à Eisenstadt : l’amiral avait
réussi à repérer le 1er août la flotte de Napoléon dans le port d’Aboukir,
un village de pêcheur situé sur la côte égyptienne et, suite à une manœuvre
navale dans la baie entre Alexandrie et Rosette, celle-ci fut presque totalement
anéantie. Cette victoire anglaise sera d’ailleurs suivie par la non moindre
célèbre victoire de Trafalgar.
En septembre 1800, l’amiral Nelson
fut accueilli pendant quatre jours à Eisenstadt après plusieurs étapes
italiennes. Ce fut une période d’intenses fêtes en présence du prince électeur
et de l’empereur Franz II. A cette occasion, plusieurs œuvres de Haydn furent
données dont la Missa in angustiis qui prit alors le surnom de
Nelsonmesse.
2ème texte: Missa in angustiis
« Nelsonmesse »,
Hob.XXII :11 Joseph Haydn
(1732 – 1809)
Composée entre le 10 juillet et le 31 août 1798,
créée à Eisenstadt le 23 septembre suivant, la Nelsonmesse fut
écrite juste après son oratorio La Création. Bonaparte menait
alors son expédition en Egypte. Le 1er août, tandis que Haydn
travaillait à sa messe, Nelson détruisit la flotte française à
Aboukir. Deux ans plus tard Nelson et Lady Hamilton séjournèrent à
Eisenstadt et l'on pense que Haydn dirigea sa messe en leur présence.
Ce contexte historique a donné naissance aux deux noms de cet ouvrage.
Au cours de sa vie, Haydn écrivit quatorze messes
dont les huit premières s'étendent sur une trentaine d'années (de 1750
environ à 1782) et relèvent de tendances assez diverses, alors que les
six dernières, après un intervalle de quatorze ans, forment un bloc
homogène.
Parmis ces six messes composées entre 1796 et 1802,
soit la Heiligemesse, la Paukenmesse la
Theresienmesse, la Schöpfungsmesse et la Harmoniemesse,
la Nelsonmesse tient une place prépondérante. Non seulement
elle est la plus célèbre, mais elle est habitée d'un souffle
dramatique peu commun.
Elles ont toutes été composées pour la fête de la
princesse Maria Hermenegild Esterházy, épouse de Nicolas II. Ce
dernier aimait surtout la musique religieuse, ce qui explique la
motivation de Haydn. Aucun compositeur n'avait écrit depuis longtemps
autant de messes d'un tel niveau en si peu de temps. C'est sans doute
pour cette raison qu'il fut considéré comme le plus grand compositeur
de musique religieuse de la fin du XVIIIème siècle et qu'il exerça une
si grande influence sur ces successeurs: Beethoven, Schubert et
Bruckner.
Né dans une famille nombreuse (son frère Michäel sera
également compositeur) de musiciens amateurs, il quitte son village natal à
l'âge de huit ans afin de chanter comme soprano dans la maîtrise de la
cathédrale Saint Etienne de Vienne. Il continuera ses études de musique à Vienne
épaulé par le célèbre poète et librettiste italien Metastase. Sa formation fût
essentiellement autodidacte, il étudia notamment les premières sonates de Carl
Philipp Emmanuel Bach.
L'oeuvre de Haydn s'étend sur un demi siècle, sa production est
immense - musique symphonique, de chambre, lyrique, vocale, religieuse...- et il
n'existe pas encore d'édition des oeuvres complètes (travail rendu
particulièrement difficile par le nombre énorme d'ouvrages qui lui ont été
faussement attribués).
D'après une suggestion post-mortem de Gioacchino Rossini
pour joueur de mots,
choeur (moqueur de mots) soprano (qui a un R entre deux o) et nombreux
instruments à sons (qui, pour jouer à
l'unisson, réunis sont)
Une création musicale ensemencée par Eörs Kisfaludy, pro-mot-auteur
conçue et enfantée par Thierry Besançon, compositeur