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 Stage d'été Musique-Montagne 2010, Diablerets, Lausanne, Suisse. contact e-mail)
 Direction artistique:
Christophe Gesseney

 

Stage choral d'été Musique-Montagne, Lausanne, Suisse

du samedi 12 au dimanche 27 Juillet 2008, les Diablerets
 

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Requiem, op 48 de Gabriel Fauré

Gabriel Fauré a composé le Requiem en Ré mineur, Op. 48 entre 1877 et 1890. Ce Requiem est une de ses œuvres les plus célèbres. Le mouvement le plus connu est l'aria pour soprano Pie Jesu. Ce requiem a beaucoup inspiré Maurice Duruflé qui en a composé un avec la même structure liturgique.

Histoire
Fauré a composé son Requiem pour renouveler le répertoire de la musique funèbre jouée traditionnellement à la Madeleine. Il est possible toutefois que des considérations personnelles aient influencé la composition de l’œuvre, qui débute peu après la mort de son père en 1885 et qui s’achève peu après celle de sa mère deux ans plus tard, la veille du nouvel an 1887. Le Requiem pourrait alors être considéré comme une expression de la tragédie personnelle de Fauré.

En 1887-88 Fauré compose la première version de l'œuvre qu'il intitule petit Requiem. Cette première mouture est composée de l'Introït, du Kyrie, du Pie Jesu, de l'Agnus Dei et du In paradisum ; mais il manque encore l’Offertoire (finalisé au printemps 1889) et le Libera me (achevé en 1891). Cette version fut jouée pour la première fois à l’église de la Madeleine le 16 janvier 1888. En 1889, Fauré ajouta l'Hostias, partie de l’Offertoire et ajouta le Libera me en 1877. Cette seconde version, connue aujourd'hui comme version pour orchestre de chambre fut crée encore à la Madeleine sous la direction de Fauré le 21 janvier 1893.

En 1899-1900, la partition fut retravaillée pour orchestre. On ne sait pas vraiment si cette version est de Fauré lui-même ou d'un de ses élèves. Ce fut la version la plus connue jusqu'à que John Rutter redécouvre le manuscrit original de Fauré de la version pour orchestre de chambre dans la Bibliothèque nationale à Paris au début des années 1980.

Le Requiem fut joué en 1924 pour les funérailles de Fauré.

Structure:

Cette œuvre est composée de sept mouvements :

·         I. Introït et Kyrie (Ré mineur)

·         II. Offertoire (Si mineur)

·         III. Sanctus (Mi bémol majeur)

·         IV. Pie Jesu (Si bémol majeur)

·         V. Agnus Dei et Lux Aeterna (Fa majeur)

·         VI. Libera Me (Ré mineur)

·         VII. In Paradisum (Ré majeur)

 

 L'oeuvre apporte plusieurs innovations au genre. Fauré a en effet modifié quelque peu la structure liturgique traditionnelle. Tous les textes sont en latin bien que ce ne soit pas le requiem liturgique complet. Fauré a omis la Séquence (qui contient le Dies irae, Rex tremendae et lacrimosa) et a ajouté l'antienne In paradisum.

Source : Wikipedia

I. Introit

Requiem aeternam dona eis, Domine;
et lux perpetua luceat eis;
Te decet hymnus, Deus, in Sion,

et tibi reddetur votum in Jerusalem.
Exaudi orationem meam:
ad te omnis caro veniet.

II. Kyrie

Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.

III. Offertoire: Domine Jesu Christe

Domine Jesu Christe, Rex gloriae:
libera animas omnium fidelum defunctorum
de poenis inferni et profondo lacu.
Libera eas de ore leonis;
ne absorbeat eas tartarus,
ne cadant in obscurum.
Sed signifer sanctus Michael
repraesentet eas in lucem sanctam
quam olim Abrahæ promisisti et semini ejus.
Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus.
Tu suscipe pro animabus illis, quarum hodie memoriam facimus.
Fac eas, Domine, de morte transire ad vitam,
quam olim Abrahæ promisisti et semini ejus.

IV. Sanctus

Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt coeli et terra gloria tua.
Hosanna in excelsis!
Benedictus qui venit in nomini Domini.
Hosanna in excelsis!

V. Pie Jesu

Pie Jesu Domine:
dona eis requiem sempiternam.

VI. Agnus Dei

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi:
dona eis requiem.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi:
dona eis requiem.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi:
dona eis requiem sempiternam.


VIII. Libera me

Libera me, Domine, de morte aeterna,
in die illa tremenda:
quando coeli movendi sunt et terra
dum veneris judicare saeculum per ignem.
Tremens factus sum ego et timeo,
dum discussio venerit,
atque ventura ira.
Dies illa, dies irae,
calamitis et miseriae,
dies magna et amara valde
dum veneris judicare saeculum per ignem:
requiem æternam dona eis, Domine,
et lux perpetua luceat eis.

IX. In
Paradisum

In
Paradisum deducant te Angeli;
in tuo adventu suscipiant te Martyres,
et perducant te in civitatem sanctam Jerusalem.
Chorus Angelorum te suscipiat,
et cum Lazaro quondam paupere,
aeternam habeas requiem.

I. Introit

Donne-leur le repos éternel, Seigneur;
et que la lumière brille à jamais sur eux;
C'est de la montagne de Sion que notre louange doit s'élever vers toi,
c'est de Jérusalem qu'il faut offrir nos sacrifices.
Exauce ma prière:
et tout être de chair parviendra jusqu'à toi.

II. Kyrie

Seigneur, ayez pitié.
Christ, ayez pitié.
Seigneur, ayez pitié.

III. Domine Jesu Christe

Seigneur Jésus Christ, Roi de gloire:
délivrez les âmes de tous les fidèles défunts
des peines de l'enfer et des marécages sans fond.
Délivrez-les de la gueule du lion;
qu'ils ne soient pas engloutis par l'abîme,
qu'ils ne tombent pas dans la nuit.
Mais que saint Michel, avec son étendard
les introduise dans la lumière divine
que jadis vous avez promise à Abraham et à sa descendance.
Nous vous offrons, Seigneur, ce sacrifice et ces prières.
Acceptez-les pour ceux dont nous faisons mémoire.
Faites-les passer, Seigneur, de la mort à la vie,
que jadis vous avez promise à Abraham et à sa descendance.

IV. Sanctus

Saint, Saint, Saint, Seigneur Dieu de Sabaoth.
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux!
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux!

V. Pie Jesu

Bon Seigneur Jésus:
donne-leur le repos éternel.

VI. Agnus Dei

Agneau de Dieu, qui porte les péchés du monde:
donne-leur le repos.
Agneau de Dieu, qui porte les péchés du monde:
donne-leur le repos.
Agneau de Dieu, qui porte les péchés du monde:
donne-leur le repos éternel.


VIII. Libera me

Délivre-moi, Seigneur, de la mort éternelle,
en ce jour redoutable:
où le ciel et la terre seront ébranlés
quand tu viendras éprouver le monde par le feu.
Voici que je tremble et que j'ai peur,
devant le jugement qui approche,
et la colère qui doit venir.
Ce jour-là doit être jour de colère,
jour de calamité et de misère,
jour mémorable et très amer
quand tu viendras éprouver le monde par le feu:
donne-leur le repos éternel, Seigneur,
et que la lumière brille à jamais sur eux.

IX. In
Paradisum

Que les Anges te conduisent au Paradis;
que les Martyres t'accueillent à ton arrivée,
et t'introduisent dans la Jérusalem du ciel.
Que les Anges, en chœur, te reçoivent,
et avec celui qui fut jadis le pauvre Lazare,
que tu jouisses du repos éternel.

Messe en ut majeur K.317, dite « du couronnement » de Wolgang Amadeus Mozart

La messe en ut majeur K317 dite du couronnement occupe une place de choix dans le répertoire sacré de Mozart, au même titre que son Requiem et que la messe en ut mineur K427. La messe connut en effet un succès immédiat qui ne s'est pas tari jusqu'à aujourd'hui.

Le contexte
Elle a pourtant été écrite pendant une période très difficile de la vie de Mozart, qui, artiste de vingt-trois ans, connaissait à ce moment-là, la première grande déception de sa vie. En janvier 1779, Mozart est contraint de rentrer à Salzbourg sa ville natale et de demander au prince archevêque Hieronymus, comte de Colloredo, qu'il déteste, de reprendre son poste de Konzertmeister, fonction honorifique le chargeant notamment de la composition de la musique religieuse de cour. C'est un constat d'échec et une période de profonde crise pour le jeune homme qui a parcouru l'Europe pendant un an, de Paris où sa mère est morte à Munich et Mannheim où sa fiancée, Aloysia Weber, a refusé de l'épouser. Ayant goûté à la vie d'artiste, il la préfère, malgré ses déboires financiers, à celle d'artiste de cour soumis au bon vouloir du prince. La rupture est consommée en 1781 avec le départ de Mozart pour Vienne. C'est dans ce contexte qu'il compose la messe en ut majeur K317, commande de son maître l'archevêque.

Histoire de l’oeuvre
La messe est datée du 23 mars 1779 sur le manuscrit et elle fut probablement jouée pour la première fois à Pâques de la même année dans la cathédrale de Salzbourg. Elle s'inscrit dans la période salzbourgeoise de Mozart comme en atteste la composition de l'orchestre. La brièveté de la messe - vingt-cinq minutes - témoigne de l'influence du patron de Mozart, l'archevêque Colloredo, qui prisait les messes courtes, du fait d'une conception rationnelle et fonctionnelle de la liturgie qui mettait l'accent sur la concision et l'intelligibilité du texte.

Quant à l'épithète affublée à cette messe en ut majeur, dite « du couronnement », une tradition veut qu'elle ait été destinée à la commémoration annuelle du couronnement de la statue de la vierge de Maria-Plain. Une autre tradition, plus vraisemblable, attribue le sobriquet de la messe au fait qu'elle fut jouée lors du couronnement de François II en 1792, et peut être à celui de Léopold II en août 1791 à Prague.

 

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